Étiquette : Ettore Scola

« La famille c’est comme les godasses, plus qu’ elles vous serrent, plus qu’ elles vous font mal »

 

Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi) est un film italien réalisé par Ettore Scola, sorti en 1976.
Lors de la 29e édition du festival de Cannes, il remporte le Prix de la mise en scène.
Avec Nino Manfredi, Marcella Battisti, Francesco Crescimone, Silvia Ferluga, Franco Merli, Maria Bosco
Le film raconte la vie quotidienne d’une famille italienne du quart-monde, originaire des Pouilles, dans un bidonville de Rome au début des années 1970. Une vingtaine de personnes — parents, enfants, leurs conjoints ou amants, petits-enfants et la grand-mère — s’entassent dans un sordide taudis, vivant de larcins et de prostitution, sous l’autorité tyrannique du patriarche borgne, Giacinto Mazzatella, avare et violent. Celui-ci possède une liasse d’un million de lires, reçues en indemnité pour avoir perdu l’usage d’un œil. Il est obsédé par la crainte qu’un de ses proches puisse lui dérober son magot.

C’est alors qu’il s’entiche d’une prostituée obèse, commence à dépenser son argent avec elle et l’invite même à venir habiter chez lui avec sa famille, ce qui attise la colère de son épouse. Celle-ci, pour laver l’affront, organise avec toute la famille l’assassinat du mari et père indigne.

 

« Traitez là comme une Reine, une Reine ! »

 

Comme une reine (Réalisation : Ettore Scola) sketchs 9
Nouveaux Monstres (I Nuovi mostri) est un film italien composé de 12 sketchs (14 dans la version originale) réalisés par Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola, sorti le 15 décembre 1977.
Avec Alberto Sordi, Nerina Montagnani
Les Nouveaux Monstres présente une douzaine de tableaux sombres et amers, qui mettent en scène l’évolution de la société dans des situations encore plus immorales que dans Les Monstres de 1963. La version italienne comporte deux tableaux supplémentaires inédits en France, intitulés Il Sospetto et Con i saluti degli amici.

Les intellectuels, l’Église, la domination masculine continuent à être les cibles favorites de Dino Risi. Il s’agit de rendre compte de la désillusion ambiante. Dans ce second film, la brutalité et la crudité atteignent de nouveaux sommets.

Ce long métrage dénonce l’hypocrisie, le sexisme et l’Église. Pour aborder ces sujets délicats, Dino Risi utilise la comédie qui a valeur morale. Grâce à ce ton de comédie, la dénonciation est comme prise à la légère, et le film rendu moins rébarbatif. La comédie permet surtout aux spectateurs de prendre du recul et rend la critique sociale encore plus pertinente. Ce sentiment se ressent particulièrement à la fin du film.