« Ballet d’anges heureux »

 

Bilitis est un film, sorti en 1977, réalisé par le photographe britannique David Hamilton, inspiré par les poèmes de Pierre Louÿs et scénarisé par Catherine Breillat.
Directeur musical : Francis Lai
Avec Patti D’Arbanville : Bilitis
Mona Kristensen : Melissa
Bernard Giraudeau : Lucas
Gilles Kohler : Pierre
Mathieu Carrière : Nikias
Âgée de dix-sept ans, Bilitis est élève dans un internat. Peu avant les vacances d’été, qu’elle passe chez son amie Melissa, qui est mariée, elle est tombée amoureuse d’un photographe, mais n’ose pas cependant faire le premier pas. Elle est témoin de la violence avec laquelle Pierre, le mari de Melissa, la force à des rapports sexuels. Toutes deux se réfugient alors dans une brève aventure saphique, à laquelle Melissa met fin par la suite. Bilitis se rend bien compte que ce n’est pas elle mais son amie qui a besoin du photographe et elle retourne à son internat sans avoir trouvé son véritable amour.

Pour ne pas etre pris en default par la legislation de protection des mineurs toutes les actrices ont juste la majorité mais joue à la petite fille immature entretenant les phantasmes du photographe. Mais il y a une scène qui échappe à la règle « le ballet d’anges heureux  »

« Tu ne va pas me faire l’amour? » « on n’ en meurt pas tu sais »

Bilitis est le premier film du photographe David Hamilton, qui s’est fait connaître par ses photos érotiques de jeunes adolescentes. Comme Hamilton lui-même, le héros masculin de l’histoire est photographe.

Contrairement à la plupart de ses films qui ont suivi, Bilitis est un film consacré à la puberté et au passage à l’âge adulte. On a loué l’actrice Patti D’Arbanville pour la sensibilité de son jeu.

Le film s’inspire lointainement des Chansons de Bilitis publiées en 1894 par Pierre Louÿs, qui avait présenté cette oeuvre — écrite par lui-même — comme la traduction d’une poésie antique d’une seconde Sappho. Hormis l’hommage littéraire contenu dans le titre et le thème du lesbianisme, le récit du film, qui se déroule à l’époque moderne, n’a qu’un rapport ténu avec l’oeuvre de Pierre Louÿs.

La musique de film de Francis Lai a connu un grand succès en Allemagne. Le label Play Time a sorti un coffret Francis Lai Anthology en avril 2016 contenant la musique originale et restaurée du film. Le tournage a eu lieu en partie au Château de Saint-Amé, près de Saint Tropez.

Catherine Breillat, scénariste du film, a déclaré par la suite l’avoir trouvé « épou­van­ta­ble­ment mauvais ». À ses yeux, en effet, David Hamilton « ne s’atta­chait qu’à la beauté de sa lumière, c’était un photo­graphe, pas un réali­sa­teur »

Dès la fin des années 1960, son style est clairement reconnaissable, notamment par son usage du flou artistique. Les critiques parlent de « flou hamiltonien » ou de « lumière hamiltonienne ». Le photographe crée un effet de craquelures aux couleurs pastel, de halo de pâleur d’inspiration impressionniste qui sont sa marque de fabrique. Son œuvre est essentiellement composée de photographies d’adolescentes, dans des positions lascives ou romantiques7,13, et, dans quelques autres œuvres, de fleurs et natures mortes, de paysages et de portraits14,1. Il a parfois été avancé que David Hamilton obtenait ses effets de flou en posant un bas sur l’objectif ; Catherine Breillat, qui l’a côtoyé à l’époque de Bilitis dont elle était la scénariste, rapporte que le photographe obtenait en réalité son flou « tout simple­ment en souf­flant sur l’objec­tif » puis en atten­dant que la buée s’estompe légèrement sur la lunette15.

Le travail de David Hamilton se distingue notamment par son goût pour les « jeunes filles en fleurs »4. Le photographe choisit comme modèles des adolescentes souvent originaires des pays nordiques, blondes, longilignes, la peau très claire, les seins qui pointent3. Certaines de ses égéries, qu’il choisit toujours à un âge « de 16 ans maximum », deviennent des top model par la suite, comme Rachel Hunter ou Paulina Porizkova. Il explique son attrait de l’adolescence par une quête de pureté, s’associant aux œuvres du peintre Balthus et de l’écrivain Nabokov7.

Son style se veut intemporel, il exclut des photographies tout ce qui pourrait marquer une époque : objet, robe de marque, coiffure datée3.

David Hamilton s’inspire de la peinture pour ses compositions. Les paysages de Gustave Le Gray, les natures mortes de Giorgio Morandi, les nus de Robert Demachy et les danseuses d’Edgar Degas sont cités parmi ses influences picturales16. Il a publié 16 albums de photos vendus environ à 1 700 000 exemplaires. Il a réalisé cinq films. Il a aussi fait des expositions ainsi que des calendriers, cartes postales et posters de ses photographies vendus à travers le monde. Il devient un des photographe les plus connus des Français3. Il a inspiré des artistes et créateurs de mode comme Erin Fetherston, Francisco Costa, Julien Macdonald, Roberto Cavalli, Tara Jarmon ou Guido Palau17,18.

Il a longtemps utilisé un Minolta SRT 303 et des optiques Minolta MC Rokkor19.

David Hamilton est un photographe et réalisateur britannique, né à Londres le 15 avril 1933 et mort à Paris le 25 novembre 2016. Installé en France dès les années 1950, il se fait connaître par ses photos qui mettent principalement en scène des jeunes adolescentes dans des poses érotiques. Il réalise également plusieurs films dans le même style. Dans les années 1990, cependant, son travail passe de mode et se voit soupçonné d’inclinations pédophiles. À l’automne 2016, plusieurs femmes l’accusent d’avoir abusé d’elles alors qu’elles étaient mineures ; il se donne la mort quelques jours plus tard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *